Partager l'article ! 2010 : 5e Printemps des Poètes de Limeyrat: LA COMMUNICATION L'affiche ...
LA COMMUNICATION
L'affiche
Le programme
Cliquez sur les images pour les agrandir
Un des grands kakémonos
annonçant la manifestation
Dans les autres communes
de la Communauté de Commune Causses et Vézère
Chaque commune de la Communauté de communes Causses et Vézère relayait l'événement en affichant
un kakémono-poème portant le logo du Printemps des Poètes de Limeyrat...
Cela avait été préalablement l'occasion d'une soirée rassemblant des acteurs de ces différentes communes autour du groupe culture pour leur réalisation... Lire sur le site du Centre Social et Culturel Intercommunal, ICI.
Le kakémono du Centre Social et Culturel, ICI.
LE PARCOURS POÉTIQUE
L'espace Haïku
Les cendres retiennent -----------------------Dans son sourire
cet absolu éphémère --------------------------quatre-vingt cinq années
dissous dans l'instant --------------------------d'aubes et crépuscules
Mary-Noëlle VISCHI ------------------------------------Gérard DUMON
Quelques uns des nombreux kakémonos
porteurs de poèmes
Poèmes de femmes poètes, mais aussi d'hommes poètes traitant de la femme...
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D’EUX DEUX IL EN ÉTAIT AINSI .............................................
MON RÊVE FAMILIER
D’eux deux il en était ainsi
............
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Qui au coudrier se prenait .....................
Et qui
n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Quand il s’est enlacé et pris ...................
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Et tout autour le fût s’est mis, ................................................................................................................
Ensemble peuvent bien durer ..................
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Qui les veut après désunir ........................
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Fait tôt le coudrier mourir ......................
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Et le chèvrefeuille avec lui. ......................
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Belle amie, ainsi est de nous : .....................................................................................................................
Ni vous sans moi, ni moi sans vous. .........
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
...............................................................................
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Marie de France XIIe siècle .....................Comme ceux des aimés que la vie exila
................................................................................Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
................................................................................L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
............................................???????.............................Paul Verlaine
(Poèmes saturniens)
..................................................................................
Les poèmes de l'espace enfants
Les dames du Castelet
par les élèves de l'école maternelle
de St Antoine D'Auberoche
"Elles sont belles parce qu'on les aime" (extrait choisi)
Devant l'école de Limeyrat,
les poèmes des élèves...
Le jeu des acrostiches...
...
...
L'exposition
CONTINENT FEMMES
BRASSAGE-COULEURS-PARTAGE
par la plasticienne et poète
MARY-NOËLLE VISCHI
"(...)
Tout continent a ses côtes escarpées, ses rivages de rêve, ses pics, ses rondeurs, ses sentiers.
Tout continent est multiple et différent, dans la diversité de ses trésors, ses secrets, ses luttes.
Tout continent peut accepter de se laisser découvrir dans la joie du respect et du partage.
C’est ce que je vous invite à faire sur « Continent Femmes »
(...)"
Pour son exposition "CONTINENT FEMMES", l'artiste associée, Mary-Noëlle Vischi, proposait :
- l'installation "Couleurs femmes", créée pour ce 5e Printemps des Poètes de Limeyrat : labyrinthe de bandes de tissu réalisées par l'artiste elle-même, mais aussi, au gré de leur propre imagination mais sur ses consignes, par des habitantes du village à partir de chutes de tissu, de vieux vêtements...
- les photos des mains des femmes de Limeyrat qui avaient participé à ses côtés à la fabrication des bandes, avec un tissu de leur couleur préférée...
- "Abécédaire", exposition alliant réalisations plastiques et poésie qui avait déjà tourné mais trouvait là un nouvel espace de rencontre avec un public de tous âges...
Parallèlement, Mary-Noëlle avait lancé auprès de la population féminine un atelier d'écriture : "J'aime... Je n'aime pas..."
Les contributions ont été publiées dans un recueil que vous pouvez emprunter à la bibliothèque de Limeyrat.
Pour une image de ce recueil, cliquez ICI.
Pour plus d'infos sur la plasticienne et poète Mary-Noëlle Vischi et particulièrement sur son travail "Abécédaire", cliquez ICI.
À la bibliothèque municipale
Thématiques :
"Les femmes en poésie" & "Les femmes dans l'art".
Diaporama :
"Couleurs d'ombres"
collages virtuels de Didier Ballesta.
Chaque jour, la responsable de la bibliothèque, Josiane
Ballesta, envoyait par courriel un poème à son carnet d'adresses. Ils sont en ligne, sur le blog de la bibliothèque. Pour les retrouver, cliquez ICI.
Et pour le diaporama couleurs d'ombres, cliquez ICI.
La scénographie proposée par le Comité des Fêtes :
Les silhouettes de femmes
(Conception Rudy van der Linden
Réalisation Hubert Puybaraud)
Le musée de plein air...
Le Comité des Fêtes
avait fait appel aux habitants des la commune pour réaliser par assemblage des statues de femmes...
Un jardin de femme :
celui de Dominique Durand
L'espace Visiteurs...
Chaque classe était invitée à laisser dans cet
espace, le jardinet devant la bibliothèque, une trace de son passage... Chaque visiteur pouvait, lui aussi, déposer le texte poétique de son choix...
À la boulangerie du village, aussi
Les classes visiteuses...
classes visiteuses : les 5 classes du RPI Limeyrat Fossemagne Saint antoine d'Auberoche, 2 classes de Chamiers, 2 classes d'Azerat, une classe du Lardin, 3 classes du collège de Thenon
Autres visiteurs...
Nous avons aussi eu le plaisir d'accueillir des pensionnaires de la maison de retraite de Montignac, qui ont pu profiter, pour l'exposition de Mary-Noëlle Vischi, de la médiation fort appréciée de Vincent Bappel.
LES ANIMATIONS
Lundi 8 mars 2010
Inauguration de la manifestation
et vernissage de l'exposition
À la tribune des officiels, de gauche à droite : Dominique Bousquet, conseiller général du canton, Roland Moulinier, président de la communauté de communes,
Claude Sautier, maire de Limeyrat, Serge Aymard, vice-président du Conseil Général, Hubert Puybaraud, président du Comité des Fêtes et Guy Vermée, inspecteur de l'Éducation Nationale... Dans la
foule, une multitude d'autres personnalités...
avec
Liliane Bodin et Daniel Roux (poèmes de Bernard Lesfargues), les Polissonnies de Boulazac (chants et musiques du monde), Parenthèse (chanson française)
Proverbes, dictons et maximes représentent à n’en pas douter une forme de poésie minimale, resserrée. Il en est de fort beaux... Ils sont aussi censés véhiculer une forme de sagesse populaire... Mais, s’ils nous éclairent, c’est souvent sur celui qui les énonce....
C’est particulièrement vrai pour ceux qui ont trait à la femme. Ils portent une lumière crue sur les sociétés machistes qui les ont conçus.
Pour un apparemment positif «Ce que femme veut, Dieu le veut», qui nous dit en fait que la femme parvient TOUJOURS à ses fins, bref, qu’elle est entêtée comme une bourrique, combien de :
Souvent, Femme varie, au gré du vent : bien fol qui s’y fie...
L'épée des femmes, c'est leur langue; Elles n'y laissent pas venir la rouille, disent encore ceux qui l’ont bien pendue.
Et l’homme, parfait, comme chacun sait, de noter : Des femmes et des chevaux il n'y en a point sans défaut.
Intrigué, décontenancé, déstabilisé, agacé par la femme, l’homme, confronté à l’épouse, devient franchement fiévreux :
Qui prend femme, prend maître, s’alarme celui-ci.
Et cet autre, inquiet de la possible, probable - inéluctable même - émancipation de la femme travailleuse :
Femme qui gagne et poule qui pond,
Sont le diable à la maison.
On la retrouve souvent, cette délicate métaphore volaillère :
Poule ou femme qui s'écarte, se perd...
Où il y a un coq, ce n’est pas la poule qui chante, affirment les Corses, bien en accord avec les Ruandais, catégoriques : La poule ne chante pas en présence du coq.
C’est une demeure bien triste, celle où la poule glousse plus fort que le coq, surenchérissent les Anglais...
Misogynie familière, caricatures prêtant à rire, propos de coquelets de basse-cour...
Et le Poète, hein, le Poète, (je parle ici de la variété MÂLE du poète), cet albatros, ce Prince des nuées, que va-t-il dire de la femme, lui qui a toujours raison, lui qui voit plus haut que l’horizon ?
La Femme ? Mais, pour le poète, la Femme, c’est l’INSPIRATRICE SUPRÊME, celle qui va révéler le talent du grand homme...
Miss Emilie, vous êtes
la muse du poète,
le poète c’est moi, avec un grand chapeau
et la muse c’est vous, couverte d’oripeaux.
Miss Emilie, cher ange,
ah, l’envie me démange,
de vous mordre le cou, si vous ne m’aimez pas...
Emilie, vous m’aimez, n’est-ce pas ? Oui ! Ah !
Eh oui, pour être poètes, ils n’en sont pas moins hommes :
qu’est la femme pour eux sinon cet obscur objet du désir,
cette silhouette entrevue,
si gracieuse et fluette qu’ils en demeurent épanouis ?
Ah ! les passantes...
Ô toi que j’eusse aimée...
Je veux dédier ce poème
à toutes les femmes qu’on aime
pendant quelques instants secrets
Ô toi qui le savais...
À celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais...
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
Ah, les passantes!... Il n’est pas que Beaudelaire ou Antoine Pol pour avoir succombé à leurs charmes : Tristan Corbière aussi, qui, dans le genre dragueur, fut bien mouché :
Moi, je fais mon trottoir, quand la nature est belle,
Pour la passante qui, d’un petit air vainqueur,
Voudra bien crocheter, du bout de son ombrelle,
Un clin de ma prunelle ou la peau de mon coeur...
Et je me crois content - pas trop ! - mais il faut vivre :
Pour promener un peu sa faim, le gueux s’enivre...
Un beau jour - quel métier ! - je faisais comme ça,
Ma croisière. - Métier !... - Enfin, elle passa
- Elle qui ? La passante ! Elle, avec son ombrelle !
Vrai valet de bourreau, je la frôlai... mais Elle
Me regarda tout bas, souriant en dessous,
Et... me tendit la main, et...
m’a donné deux sous.
Certes, ce n’est pas très brillant. Heureusement, il y a Aragon, celui des yeux d’Elsa :
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
Aragon, ce Fou d’Elsa qui nous dit que
L'avenir de l'homme c'est la femme.
Elle est la couleur de son âme
Elle est sa rumeur et son bruit
Et sans Elle il n'est qu'un blasphème
Oui, oui, c’est magnifique... ça l’est presque trop... Comment disait Claude Alzon, déjà ?
Ah oui, «Femme mythifiée, femme mystifiée».
Finalement, les proverbes ont du bon, au moment de conclure, tu peux toujours en trouver un qui correspond, tiens, celui-ci, irlandais, en guise de conclusion : Il y a trois sortes d'hommes qui ne comprennent rien aux femmes : les jeunes, les vieux et ceux qui sont entre les deux.
Atelier centons, dans le cadre du 5e Printemps des Poètes de Limeyrat
Tout au long du parcours, les enfants étaient invités à lire les poèmes sur kakémonos, à noter les extraits de poèmes qui leur plaisaient (un mot par ci, une expression par là, un vers ailleurs...). Puis, avec ce matériau, ils devaient construire leur propre poème.
C’est cela, un centon
Merci aux enseignantes qui nous ont transmis ces poèmes.
école de Limeyrat


école de Chamiers
collège de Thenon
Envol blanc d’une femme
Cheveux couleur de cendre
Sous le long feu du temps
Ses rêves en pleine lumière
Elle a suivi l’eau
Pour ne plus revenir
La vague en a paru rouge
Je glisse sur ses défauts
Respire sur moi son odorant souvenir
Par cette naissance que nous a décernée le monde
Ni vous sans moi
Ni moi sans vous
Vers quel mirage nous cheminons
Mis à part vers
L’inflexion des voix chères qui se sont tues
Luna Leandro 5e
Poèmes collectifs...
maternelle Saint-Antoine
Sur la structure d’un poème de Chantal Couliou.
Un Poète, ça dessine dans le vent. Tous les feutres sont devant lui. Il prend le vert pour...
Le vert pour l'herbe et les feuilles des arbres
Le jaune pour le soleil et le coeur des marguerites
Le rouge pour les tomates et les poivrons
Le gris pour la vache et les nuages
et toutes les couleurs pour l'arc-en ciel
école de Fossemagne
Sur la structure d’un poème de Rolande Causse.
Le Poète prend sa longue-vue, la porte à son oeil, son oeil de Poète. C’est une longue-vue de Poète, une longue-vue qui voit loin. Très loin. Plus loin que l’horizon. Là-bas.
Là-bas, des femmes écrivent des poèmes,
Là-bas, des indiens dansent autour du feu,
Là-bas, des éléphants se lavent dans la rivière,
Là-bas, des pirates cachent leur trésor.
Ici, des enfants parlent des poètes,
Ici, des enfants imaginent des choses.
EN ANNEXE...
Dans la presse...
Très bonne couverture médiatique de la part des radios (France Bleu Périgord et Radio Plaisance), plus légère quant à la presse écrite.