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Le blog du Printemps des Poètes de Limeyrat

2010 : 5e Printemps des Poètes de Limeyrat

, 10:56am

LA COMMUNICATION   

 

L'affiche

 

affiche-Printemps-des poètes-2010

 

Le programme

 

Cliquez sur les images pour les agrandirprogramme-Printemps-des-poètes-2010

 

Un des grands kakémonos annonçant la manifestation

 

grand-kakémono-annonce

 

Dans les autres communes

de la Communauté de Commune Causses et Vézère

 

Thenon-Centre-Social-et-Culturel-Intercommunal

Chaque commune de la Communauté de communes Causses et Vézère relayait l'événement en affichant un kakémono-poème portant le logo du Printemps des Poètes de Limeyrat...

 

Cela avait été préalablement l'occasion d'une soirée rassemblant des acteurs de ces différentes communes autour du groupe culture pour leur réalisation... Lire sur le site du Centre Social et Culturel Intercommunal, ICI.

 

Le kakémono du Centre Social et Culturel, ICI.

 

 

LE PARCOURS POÉTIQUE   

 

L'espace Haïku

espace-haïku

haïku-MN-Vischi-G-Dumon

Les cendres retiennent                   Dans son sourire

cet absolu éphémère              quatre-vingt cinq années

dissous dans l'instant             d'aubes et crépuscules

       Mary-Noëlle VISCHI                 Gérard DUMON

 

 

Quelques uns des nombreux kakémonos porteurs de poèmes

kakémonos

Poèmes de femmes poètes, mais aussi d'hommes poètes traitant de la femme...

 

 

D’EUX DEUX IL EN ÉTAIT AINSI                        

D’eux deux il en était ainsi          

Comme du chèvrefeuille était                             

Qui au coudrier se prenait      

Quand il s’est enlacé et pris                           

Et tout autour le fût s’est mis,                 

Ensemble peuvent bien durer                               

Qui les veut après désunir         

Fait tôt le coudrier mourir                             

Et le chèvrefeuille avec lui.

Et le chèvrefeuille avec lui. 

Belle amie, ainsi est de nous : 

Ni vous sans moi, ni moi sans vous. 

Marie de France XIIe siècle 

 

MON RÊVE FAMILIER

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,

Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

 

Car elle me comprend, et mon coeur transparent

Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

 

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.

Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,

Comme ceux des aimés que la vie exila

 

Son regard est pareil au regard des statues,

Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Paul Verlaine (Poèmes saturniens) 

 

kakemonos-2.jpeg

 

Les poèmes de l'espace enfants

 

espace-enfants

 

 

Les dames du Castelet

par les élèves de l'école maternelle

de St Antoine D'Auberoche

les-dames-du-castelet-maternelle-St-Antoine-d-Auberoche"Elles sont belles parce qu'on les aime" (extrait choisi) 

 

 

 

Devant l'école de Limeyrat,

les poèmes des élèves...

poèmes-école-Limeyrat

 

 

Le jeu des acrostiches... 

acrostiches 

acrostiches-blonde-brune-rousse.jpeg

 

L'exposition

CONTINENT FEMMES

BRASSAGE-COULEURS-PARTAGE

par la plasticienne et poète MARY-NOËLLE VISCHI 

 

"(...)

Tout continent a ses côtes escarpées, ses rivages de rêve, ses pics, ses rondeurs, ses sentiers. Tout continent est multiple et différent, dans la diversité de ses trésors, ses secrets, ses luttes. Tout continent peut accepter de se laisser découvrir dans la joie du respect et du partage.

C’est ce que je vous invite à faire sur  « Continent Femmes »

(...)"

exposition-couleurs-femmes-Mary-Noelle-Vischi

expo-Mary-Noelle-Vischi

Pour son exposition "CONTINENT FEMMES", l'artiste associée, Mary-Noëlle Vischi, proposait :

- l'installation "Couleurs femmes", créée pour ce 5e Printemps des Poètes de Limeyrat : labyrinthe de bandes de tissu réalisées par l'artiste elle-même, mais aussi, au gré de leur propre imagination mais sur ses consignes, par des habitantes du village à partir de chutes de tissu, de vieux vêtements... 

- les photos des mains des femmes de Limeyrat qui avaient participé à ses côtés à la fabrication des bandes, avec un tissu de leur couleur préférée...

- "Abécédaire", exposition alliant réalisations plastiques et poésie qui avait déjà tourné mais trouvait là un nouvel espace de rencontre avec un public de tous âges...

 

Parallèlement, Mary-Noëlle avait lancé auprès de la population féminine un atelier d'écriture : "J'aime... Je n'aime pas..."

Les contributions ont été publiées dans un recueil que vous pouvez emprunter à la bibliothèque de Limeyrat. 

Pour une image de ce recueil, cliquez ICI.

 

Pour plus d'infos sur la plasticienne et poète Mary-Noëlle Vischi et particulièrement sur son travail "Abécédaire", cliquez ICI.

 

 

 

À la bibliothèque municipale

Thématiques :

"Les femmes en poésie" & "Les femmes dans l'art".

Diaporama :

"Couleurs d'ombres", collages virtuels de Didier Ballesta.

    bibliothèque-femmes-poètes-femmes-dans-l-art

diaporama-couleurs-d-ombres-Didier-Ballesta

Chaque jour, la responsable de la bibliothèque, Josiane Ballesta, envoyait par courriel un poème à son carnet d'adresses. Ils sont en ligne, sur le blog de la bibliothèque. Pour les retrouver, cliquez ICI.

Et pour le diaporama couleurs d'ombres, cliquez ICI.

 

La scénographie proposée par le Comité des Fêtes :

Les silhouettes de femmes

(Conception Rudy van der Linden

Réalisation Hubert Puybaraud)

scénographie-silhouettes-femmes

 

 

Le musée de plein air...

musée-de-plein air-1

musée-de-plein-air-2

Le Comité des Fêtes avait fait appel aux habitants des la commune pour réaliser par assemblage des statues de femmes...

 

Un jardin de femme :

celui de Dominique Durand

 

le-jardin-de-Dominique-Durand

 

L'espace Visiteurs...

espace-visiteurs.jpeg

Chaque classe était invitée à laisser dans cet espace, le jardinet devant la bibliothèque, une trace de son passage... Chaque visiteur pouvait, lui aussi, déposer le texte poétique de son choix...

 

  À la boulangerie du village, aussi

femme-chocolat-boulangerie.jpeg

 

      Les classes visiteuses...

classes-visiteuses-2010.jpeg

Classes visiteuses : les 5 classes du RPI Limeyrat Fossemagne Saint antoine d'Auberoche, 2 classes de Chamiers, 2 classes d'Azerat, une classe du Lardin, 3 classes du collège de Thenon

 

 Autres visiteurs...

Nous avons aussi eu le plaisir d'accueillir des pensionnaires de la maison de retraite de Montignac, qui ont pu profiter, pour l'exposition de Mary-Noëlle Vischi, de la médiation fort appréciée de Vincent Bappel.

 

 

LES ANIMATIONS     

 

Lundi 8 mars 2010

Inauguration de la manifestation

et vernissage de l'exposition

inauguration-du-Printemps-2010.jpeg

À la tribune des officiels, de gauche à droite : Dominique Bousquet, conseiller général du canton, Roland Moulinier, président de la communauté de communes, Claude Sautier, maire de Limeyrat, Serge Aymard, vice-président du Conseil Général, Hubert Puybaraud, président du Comité des Fêtes et Guy Vermée, inspecteur de l'Éducation Nationale... Dans la foule, une multitude d'autres personnalités...

 

Mercredi 10 mars :

cocktail poétique à la Bodega

 cocktail-poétique-2010

 

Samedi 13 mars, à la salle des fêtes,

Soirée Chansons et poésie...

soiree-chanson-2010.jpeg
avec Liliane Bodin et Daniel Roux (poèmes de Bernard Lesfargues), les Polissonnies de Boulazac (chants et musiques du monde), Parenthèse (chanson française)
Alain Calandreau a réalisé et publié sur son blog la vidéo d'un court extrait du spectacle de Liliane Bodin ce soir-là à Limeyrat. Elle est là, ci-dessous, avec son aimable autorisation.
 

       EN BONUS...      


L'un des textes lus et chantés lors du cocktail poétique :

 

Proverbes, dictons et maximes représentent à n’en pas douter une forme de poésie minimale, resserrée. Il en est de fort beaux... Ils sont aussi censés véhiculer une forme de sagesse populaire... Mais, s’ils nous éclairent, c’est souvent sur celui qui les énonce....

C’est particulièrement vrai pour ceux qui ont trait à la femme. Ils portent une lumière crue sur les sociétés machistes qui les ont conçus.

 

Pour un apparemment positif «Ce que femme veut, Dieu le veut», qui nous dit en fait que la femme parvient TOUJOURS à ses fins, bref, qu’elle est entêtée comme une bourrique, combien de :

Souvent, Femme varie, au gré du vent : bien fol qui s’y fie...

L'épée des femmes, c'est leur langue; Elles n'y laissent pas venir la rouille, disent encore ceux qui l’ont bien pendue. 

 

Et l’homme, parfait, comme chacun sait, de noter : Des femmes et des chevaux il n'y en a point sans défaut.

 

Intrigué, décontenancé, déstabilisé, agacé par la femme, l’homme, confronté à l’épouse, devient franchement fiévreux :
Qui prend femme, prend maître, s’alarme celui-ci. 

 

Et cet autre, inquiet de la possible, probable - inéluctable même - émancipation de la femme travailleuse :

Femme qui gagne et poule qui pond,
Sont le diable à la maison.

 

On la retrouve souvent, cette délicate métaphore volaillère : 

Poule ou femme qui s'écarte, se perd... 

Où il y a un coq, ce n’est pas la poule qui chante, affirment les Corses, bien en accord avec les Ruandais, catégoriques : La poule ne chante pas en présence du coq. 

C’est une demeure bien triste, celle où la poule glousse plus fort que le coq, surenchérissent les Anglais...

 

Misogynie familière, caricatures prêtant à rire, propos de coquelets de basse-cour... 

 

Et le Poète, hein, le Poète, (je parle ici de la variété MÂLE du poète), cet albatros, ce Prince des nuées, que va-t-il dire de la femme, lui qui a toujours raison, lui qui voit plus haut que l’horizon ?

La Femme ? Mais, pour le poète, la Femme, c’est l’INSPIRATRICE SUPRÊME, celle qui va révéler le talent du grand homme...

 

Miss Emilie, vous êtes 

la muse du poète, 

le poète c’est moi, avec un grand chapeau 

et la muse c’est vous, couverte d’oripeaux. 

Miss Emilie, cher ange, 

ah, l’envie me démange,  

de vous mordre le cou, si vous ne m’aimez pas... 

Emilie, vous m’aimez, n’est-ce pas ?  Oui ! Ah !

 

Eh oui, pour être poètes, ils n’en sont pas moins hommes : 

qu’est la femme pour eux sinon cet obscur objet du désir, 

cette silhouette entrevue, 

si gracieuse et fluette qu’ils en demeurent épanouis ? 

Ah ! les passantes...

 

Ô toi que j’eusse aimée...

 

Je veux dédier ce poème 

à toutes les femmes qu’on aime 

pendant quelques instants secrets

 

Ô toi qui le savais...

 

À celles qu’on connaît à peine

Qu’un destin différent entraîne

Et qu’on ne retrouve jamais...

 

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

Ah, les passantes!... Il n’est pas que Beaudelaire ou Antoine Pol pour avoir succombé à leurs charmes : Tristan Corbière aussi, qui, dans le genre dragueur, fut bien mouché :

Moi, je fais mon trottoir, quand la nature est belle,

Pour la passante qui, d’un petit air vainqueur,

Voudra bien crocheter, du bout de son ombrelle,

Un clin de ma prunelle ou la peau de mon coeur...

 

Et je me crois content - pas trop ! - mais il faut vivre :

Pour promener un peu sa faim, le gueux s’enivre...

 

Un beau jour - quel métier ! - je faisais comme ça,

Ma croisière. - Métier !... - Enfin, elle passa

- Elle qui ? La passante ! Elle, avec son ombrelle !

Vrai valet de bourreau, je la frôlai... mais Elle

 

Me regarda tout bas, souriant en dessous,

Et... me tendit la main, et...

m’a donné deux sous.

 

Certes, ce n’est pas très brillant. Heureusement, il y a Aragon, celui des yeux d’Elsa :

 

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire 

 

Aragon, ce Fou d’Elsa qui nous dit que

 

L'avenir de l'homme c'est la femme.

Elle est la couleur de son âme

Elle est sa rumeur et son bruit

Et sans Elle il n'est qu'un blasphème

 

Oui, oui, c’est magnifique... ça l’est presque trop... Comment disait Claude Alzon, déjà ?

Ah oui, «Femme mythifiée, femme mystifiée».

 

Finalement, les proverbes ont du bon, au moment de conclure, tu peux toujours en trouver un qui correspond, tiens, celui-ci, irlandais, en guise de conclusion :   Il y a trois sortes d'hommes qui ne comprennent rien aux femmes : les jeunes, les vieux et ceux qui sont entre les deux.

 

 

 

Quelques retours des classes visiteuses :

 

Atelier centons, dans le cadre du 5e Printemps des Poètes de Limeyrat

Tout au long du parcours, les enfants étaient invités à lire les poèmes sur kakémonos, à noter les extraits de poèmes qui leur plaisaient (un mot par ci, une expression par là, un vers ailleurs...). Puis, avec ce matériau, ils devaient construire leur propre poème.

C’est cela, un centon

 

Merci aux enseignantes qui nous ont transmis ces poèmes.

 

école de Limeyrat

 

 

centons-école-Limeyrat-1

 

centons-école-Limeyrat-2

 

 

  école de Chamiers  

 

centons-école-Chamiers-1

 

centons-école-Chamiers-2

 

  collège de Thenon  

 

centon-de-luna-1

Envol blanc d’une femme 

Cheveux couleur de cendre

Sous le long feu du temps

Ses rêves en pleine lumière

Elle a suivi l’eau

Pour ne plus revenir

La vague en a paru rouge

Je glisse sur ses défauts

Respire sur moi son odorant souvenir

Par cette naissance que nous a décernée le monde

Ni vous sans moi

Ni moi sans vous

Vers quel mirage nous cheminons

Mis à part vers

L’inflexion des voix chères qui se sont tues

Luna Leandro 5e 

 

centon-de-Luna-2

 

 

Poèmes collectifs...

 

Maternelle Saint-Antoine  

 

Sur la structure d’un poème de Chantal Couliou.

Un Poète, ça dessine dans le vent. Tous les feutres sont devant lui. Il prend le vert pour...

 

Le vert pour l'herbe et les feuilles des arbres

Le jaune pour le soleil et le coeur des marguerites

Le rouge pour les tomates et les poivrons

Le gris pour la vache et les nuages

et toutes les couleurs pour l'arc-en ciel

 

 

École de Fossemagne  

 

Sur la structure d’un poème de Rolande Causse.

Le Poète prend sa longue-vue, la porte à son oeil, son oeil de Poète. C’est une longue-vue de Poète, une longue-vue qui voit loin. Très loin. Plus loin que l’horizon. Là-bas.

 

Là-bas, des femmes écrivent des poèmes,

Là-bas, des indiens dansent autour du feu,

Là-bas, des éléphants se lavent dans la rivière,

Là-bas, des pirates cachent leur trésor.

 

Ici, des enfants parlent des poètes,

Ici, des enfants imaginent des choses.

 

 


        EN ANNEXE...      

 


 

Dans la presse...

article sud-ouest

Très bonne couverture médiatique de la part des radios (France Bleu Périgord et Radio Plaisance), plus légère quant à la presse écrite.

 

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